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Fiche n°:  0145



Titre :

Les Contes Drolatiques

Edition:

1929
Jules TALLANDIER   

Sujet :
 Contes coquins en "vieu françois" (Voir commentaires plus bas.)

Livre 0124
Auteur : Honoré de BALZAC 
 
            Prix : 100,00 € (Vendu, hélas ! Mais  ce livre n'est pas rare, certains sont vendu sur Price-minister, d'autres chez beaucoup de bouquinistes. Attention toutefois au format des reliures présentés ici qui est unique quoique trouver l'équivalent soit possible.)

Autres caractéristiques :   Assez bon état. Ouvrage en trois volumes  de 250 pages environ 16x25 cm. Forte reliure dos doré/orné; plats et ff. de garde. Très nombreuses illustrations de A. ROBIDA dont quelques unes en couleur (On ne peut pratiquement pas ouvrir l'ouvrage sans voir d'illustration !)


En tête de la première édition un « AVERTISSEMENT DU LIBRAIRE » révèle en fait ce qui était un recul de l'éditeur. Dans celui-ci vous ne trouverez rien sinon le prologue de l'auteur directement dans le style rabelaisien qui caractérise tout l'ouvrage.

Extrait de ce que vous ne lirez donc pas :

Livre ouvert premières pages 

« Si ce livre n’était pas une œuvre d’art dans toute l’acception de ce mot, peut-être un peu trop prodigué de nos jours, l’éditeur ne se serait point hasardé à le publier ; mais il a pensé que les critiques consciencieux et les lecteurs choisis entre les mains desquels doivent aller les Cent Contes drolatiques se souviendront des illustres précédents qui autorisent cette hardie tentative, dont l'auteur ne s’est pas dissimulé la témérité, dont il a calculé tous les périls.

Aucun de ceux à qui la littérature est encore chère ne voudra répudier la reine de Navarre, Boccace, Rabelais, l’Arioste, Verville et la Fontaine, génies rares dans les temps modernes, car ils ont presque tous été Molière, moins la scène. Au lieu de peindre une passion, la plupart d’entre eux peignaient leur époque : aussi, plus nous allons vers le terme auquel meurent les littératures, mieux nous sentons le prix de ces œuvres antiques où on respire lePage avec dame nue. parfum d'une naïveté jeune et où se trouve le nerf comique dont notre théâtre est privé, l’expression vive et drue qui peint sans périphrase et que personne n'ose plus oser. » 

/Etc... (Tout le texte n'est pas recopié ici )/

 

 « Le libraire devait cet avertissement à tout le monde ; quant aux réserves de l’auteur, elles font partie du livre.  - Mars 1832. - »





Pour de nombreux critiques Le livre de Balzac ne fut donc pas seulement un livre d’art à la manière du Don Juan, du Pantagruel, des poèmes de Pulci, etc., mais sûrement un bon sujet de discorde à une époque ou la télé n'existait pas !

Ceci dit l'audace est plus présente dans le style que dans les intrigues mais cela peut séduire.
Autre vue du livre ouvert.


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